Anatolie
2 novembre 2011 § Poster un commentaire

Vertigineux sentiment de liberté, le regard des anciens bergers se reflète au bout de l’horizon. Leur troupeau éternel suit. Cette route semble seul évènement de ce paysage. Mon regard se blottit derrière le petit arbre. Il faut avancer. Au bout de cet espace le monde existe t’il encore?
Ô mon âme, comme tu aspires à courir dans cette plaine…
Personal Jesus
8 octobre 2011 § 1 commentaire

Scott Matthew
hier soir au Bourg à Lausanne… aperçus et ambiance




I’m a little black bird
nestled in the dark
you tell me there’s and outside
world
hurricanes and sparks
I’m a little black bird
Nestled In your palm
You tell me there’s an outside
World
I’m sure it can’t be as warm.
I don’t want to learn to fly
If I want the answers to thousands of questions
Tell me to
Throw them to the wind
I think we’ve found the one solution
To a thousand questions
Help me clip my wings
I don’t want to learn to fly
That would mean I’d say goodbye
Lyrics & music by Scott William Matthew
syrah
4 octobre 2011 § Poster un commentaire

O mes chers compagnons! versez-moi du vin, et par ce moyen
rendez à mon visage, jaune comme l’ambre, la couleur du rubis.
Quand je serai mort, lavez-moi dans le vin,
et du bois de la vigne qu’on fasse mon brancard et mon cercueil!
Les Roubïates d’Omar Khayyam (quatrain 69)
Haïku
5 septembre 2011 § 1 commentaire

Le haïku est un petit poème composé de trois vers respectivement de 5, 7 et 5 syllabes. Il comporte toujours une référence à la nature. Il exprime une sensation ténue, une impression ineffable, il rend compte d’une sorte d’illumination, d’étonnement éprouvé par le poète devant des choses communes, banales: le bruit de la pluie, le reflet de la lune dans l’étang, un objet, un animal, un marcheur solitaire, etc.
Il est important de noter que le but du haïku est de nommer les choses directement, d’où l’absence caractéristique de la métaphore, qui est un moyen détourné de dire la réalité. Les choses dans le haïku ne sont pas là comme symboles, ne renvoient pas à une signification située au- delà du sens littéral, elles sont nommées pour elles- mêmes.
Le haïku doit se lire à la lettre.
et voici les mots inspirés d’ail-culs… par Langda
A cette passante
Qui précéda mon chemin
En tordant les fesses…
Dans le moule étroit
De ce haïku, j’ai saisi
Tes fesses moulées !
Comme c’est dur, l’été,
De ne pas voir tous ces culs –
Marchant avec toi.
Promis, c’est le tien
Qui est le plus beau de tous…
Mais il y en a tant !
On dit que c’est mal
De leur reluquer les fesses ;
On le fait sans cesse.
Flâner dans les rues,
Pareil à un chien flairant
La croupe des chiennes…
La chance de suivre
La promenade estivale
D’une paire de fesses.
Et même tandis
Que je lorgnais ton derrière,
Tu lâchais des pets…
En plein centre ville,
Sur un panneau de réclame,
Trône un cul de femme !
Pubs à la télé :
Les femmes émancipées
Vendent leurs derrières.
Elles vendent, dans les pubs,
Le bonheur et la croissance,
En montrant leurs fesses.
Ils suivent leurs culs,
Comme l’âne la carotte,
Sans destination.
Dans leurs shorts trop courts
S’entrechoquent les deux miches
Des ail-culs d’été.
Gauche ! Droite ! Gauche ! Droite ! Gauche…
Partout, dans les rues, la marche
Galante des culs.
Partout, pour chacun,
La Putain Capitaliste
Tortille son cul.
Dans le cœur des fleurs,
Aux courbes des gousses d’ail,
En tout lieu, du cul !
Les fleurs de la chair
Attirent les mille abeilles
De la ruche à miel…
Des petits culs roux
Poussent aux abricotiers
Du Jardin d’Eden…
Même ce nuage
A les contours arbitraires
D’un beau postérieur…
Quelle aspiration
Exerce vers quel azur
Tendu ton cul nu ?
Le Bien et le Mal
Viendraient de nos sensations :
Mais alors, le cul !?
C’est un fruit défendu
Par celui qui le possède,
Le cul d’une femme !
…Sous les lunes blondes
D’occidentales en vacances
Prie la musulmane.
Dans le jean étroit
D’une européenne avance
La femme voilée…
Dieu aurait créé
La Tentation des Derrières,
« Comme ça, pour faire chier » ?
Le relativiste
Considère avec sagesse
Les fesses des dames…
Tu lis ces haïkus,
En ligne, ayant tapé « cul »…
…Donc, pas trop déçu ?
à retrouver sur U-POESIS, cité de poésie improductive de Perrin Langda
http://upoesis.wordpress.com/ail-culs/
agenda
1 septembre 2011 § Poster un commentaire

[XXIII] […] mais qu’est-ce que le temps ? Ce temps, mesure du mouvement solaire, que nous dirions moindre de moitié, si douze heures avaient suffi au parcours de l’espace accoutumé. En comparant cette différence de temps, ne dirions-nous pas que l’un est double de l’autre, tors même que la course du soleil d’orient en orient serait tantôt plus longue, tantôt plus courte de moitié ? Qu’on ne vienne donc plus me dire : le temps, c’est le mouvement des corps célestes. Quand le soleil s’arrêta à la prière d’un homme (Josué, x:13), pour lui laisser le loisir d’achever sa victoire, le temps s’arrêta-t-il avec le soleil ? Et n’est-ce point dans l’espace de temps nécessaire que le combat se continua et finit ? Je vois donc enfin que le temps est une sorte d’étendue. Mais n’est-ce pas une illusion ? Suis-je bien certain de le voir ? Ô vérité, ô lumière ! Éclairez-moi.
Saint Augustin « Confessions » Livre XI sur le temps (traduction de Monseigneur Moreau)

[XXVI] […] Est-il donc vrai, mon Dieu, que je le mesure, sans connaître ce que je mesure ? […] C’est bien le temps que je mesure, j’en suis certain ; mais ce n’est point l’avenir, qui n’est pas encore ; ce n’est point le présent, qui est inétendu ; ce n’est point le passé, qui n’est plus. Qu’est-ce donc que je mesure ? Je l’ai dit ; ce n’est point le temps passé, c’est le passage du temps.
beautanique
27 août 2011 § 2 Commentaires

entre mélampyre et clandestine
Vernascum acturus sauvage plante
hallucinogène parfois hallucinée souvent
ensemence le ciel et la tête d’étoiles
dessin d’après une image du profil de Jean-Luc Verna
jeter l’encre au lac
22 août 2011 § 6 Commentaires




pensée concentrée comme un trait
l’encre sèche vite
vestiges d’une journée caniculaire
ombres à la recherche d’ombre
juste ça
27 juillet 2011 § Poster un commentaire






