Renversement en variations
11 avril 2010 § 2 Commentaires
douzième arcane majeure dite « le pendu »

image renversée
tête en bas

regard
à l’endroit

spirale infinie
sens perdu ou retrouvé
La poésie est l’organisation de la spontanéité créative en tant qu’elle la prolonge dans le monde. La poésie est l’acte qui engendre des réalités nouvelles. Elle est l’accomplissement de la théorie radicale, le geste révolutionnaire par excellence. Raoul Vaneigem « Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations » (1967)
printemps de Vinci
21 mars 2010 § 1 commentaire
portrait rêvé de Léonard, équinoxe et raison, fantasme et commencement
« portrait rêvé »
nouvelle approche liée à la rencontre que je présente pendant Aperti



J’ai envie de faire des miracles. Peut-être parce que je possède moins que d’autres doués d’un tempérament plus calme que moi, ou moins que ces hommes qui veulent faire fortune en un jour… Le fait est que je puis m’accommoder , et longtemps, d’une extrême pauvreté. Ce fut toujours, et ce sera de toute éternité, le lot des alchimistes , hypothétiques faiseurs d’or et d’argent; le sort aussi des ingénieurs capables de figer la pulsion de l’eau qui est au cœur même de la vie et d’arrêter jusqu’au mouvement perpétuel; le destin enfin du nécromancien et de l’enchanteur, parvenus ceux-là au suprême degré de la folie.
Extrait des notes de Léonard de Vinci

pour Aigle gris, qui étudie la route des anges…
hier soir Ed Laurie
17 mars 2010 § 2 Commentaires
au Bourg de Lausanne

sur la petite scène simplement ne pas applaudir
est-il là? est-il sérieux? il commence à chanter il ferme les yeux il parle de Camus de vaisselle d’Hemingway du nom des filles de canari de rhum blanc et Pessoa?
tout finit dans la gueule du chat
étranger
absent ou présent
intonation profonde d’une paradoxale apparition
et certaines de se demander s’il est beau parce qu’il chante ou s’il chante parce qu’il est beau?
et ce soir là…
deux croqueuses craquèrent…
pour les rideaux du Bourg !!!

Peggy, première croqueuse invitée sur ma page virtuelle…
tombé de rideau sur pieds universels

à moins qu’il ne s’agisse encore des replis de ma mémoire?
Plonge!
8 mars 2010 § 6 Commentaires
pour la journée de la femme

Je t’en prie, ne t’identifie pas à la périphérie de ton être:
sois-en le témoin, l’observatrice neutre et silencieuse et tu seras en train de plonger.
et pour honorer cette journée féminine, voici ce que certains ont vu apparaître sur leur page…

c’est plus du plongeon,
c’est le saut de l’ange…
il faut que je respire
2 mars 2010 § 3 Commentaires
et ce n’est pas rien de le dire…

Elévation
Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,
Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l’onde,
Tu sillonnes gaiement l’immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.
Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides;
Va te purifier dans l’air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.
Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse
S’élancer vers les champs lumineux et sereins;
Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
– Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes!
Charles Baudelaire
rencontre au-delà
27 février 2010 § Poster un commentaire
art décoratif
21 février 2010 § Poster un commentaire
encore un écho de mon séjour récent à Paris

Il parait qu’en anglais cela se nomme « droodle », une sorte de truc que l’on dessine quand on ne sait pas quoi faire… un dessin de téléphone en somme… Je reste pantoise.
Il y aurait donc un lien entre ennui et besoin de décorer…
Trouvez le mystère de celui-ci
à battement rompu
20 février 2010 § Poster un commentaire
personnes au Grand Palais

Le ventre maternel de verre résonne de battements de cœurs. Réconfortant en cette fin de journée lumineuse à Paris, ça ne l’est pas. Il fait froid. Ce ventre là ressemble à un cimetière, triste et beau comme un paradoxe humain.
Qui sont ces personnes maintenant ?
… celles qui déambulent au rythme des cœurs, celles évoquées par les vêtements vides, celles dont le cœur a battu et dont ne subsiste que l’écho …
évocation du lieu d’où je viens, d’où je semble venir, d’où je crois venir … immanquablement celui où je retournerai …
Je ne quitte pas l’exposition poussée par l’anxiété, je vais voir le coucher du soleil …






